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Foule dans un gymnase scolaire américain lors d'un meeting du soir

En clair : Trump a dit à Vandalia que les groupes étrangers ont une courte fenêtre pour bâtir aux États-Unis, sinon des droits de 150, 200, 250 ou 300 % tomberont. Aucun texte publié ne met ces taux en vigueur. Séoul est déjà sous pression sur un pacte d'investissement de 350 milliards de dollars, y compris un projet gazier alaskien qu'elle refuse de tenir pour acquis. Il faudra un acte officiel, pas un meeting.

État des faits : Vérifié le 4 octobre 2026 d'après le Korea Herald sur les propos du 3 octobre à Vandalia (photo et dépêche Reuters-Yonhap), Fox News et l'AP locale sur le même meeting, et le récit du Korea Herald sur le paquet de 350 milliards de dollars et le GNL alaskien. Une menace de meeting peut devenir proclamation, rester lettre morte, ou bouger. La position de Séoul sur l'Alaska peut encore changer.

Ce qu'il a dit dans le gymnase

Le 3 octobre 2026, Trump parlait au lycée Butler de Vandalia, près de Dayton, pour le sénateur républicain Jon Husted et le candidat au poste de gouverneur Vivek Ramaswamy, avant les midterms du 3 novembre. Il a lié les annonces d'usines en Ohio aux droits de douane. Selon Yonhap et le Korea Herald, Washington accorde « une petite fenêtre d'environ un an et demi » pour construire sur place, faute de quoi tomberont des droits de 150, 200, 250, voire 300 %.

Il a placé la Corée du Sud avec la Chine, le Japon et le Canada parmi les pays dont les firmes, selon lui, ont été poussées vers le sol américain par la politique tarifaire. Fox News, le même soir, a davantage insisté sur les investissements en Ohio que sur le chiffre de 300 %. L'AP locale le cite appelant le mot tarif son « mot préféré ».

C'est le compte rendu d'un meeting. Ce n'est pas un avis au Federal Register.

Comment on en est arrivé aux usines sous menace

Depuis son retour à la Maison Blanche, Trump se sert des droits à la fois comme appât industriel et comme levier de négociation. Un chemin juridique a déjà été refermé : en février 2026, la Cour suprême a jugé que la loi sur les pouvoirs économiques d'urgence (IEEPA) n'autorise pas le président à imposer des tarifs. Le pouvoir tarifaire du Congrès et d'autres textes restent le socle de tout nouveau droit à la frontière. Un chiffre lancé dans un gymnase doit encore trouver un fondement légal pour mordre.

L'Ohio sert de décor. Fox News rapporte un investissement Stellantis de 400 millions de dollars à Toledo, un projet Electra Aerospace de 850 millions près de Springfield, et un campus pharmaceutique Bayer de 2,2 milliards près de Columbus, que l'entreprise dit devoir soutenir environ 600 emplois permanents et 1 500 postes de chantier. Ce sont des chiffres d'entreprise et de meeting. Ils n'inscrivent pas, à eux seuls, un droit de 300 % dans le tarif.

Le dossier coréen, juste à côté

Le Korea Herald rappelle que Séoul a promis l'an dernier 350 milliards de dollars d'investissements aux États-Unis en échange d'une baisse des droits sur les biens coréens de 25 % à 15 %, dont 150 milliards décrits comme de la coopération navale. Trump a présenté cette semaine la participation coréenne au GNL d'Alaska comme un morceau de ce paquet. Séoul dit n'avoir accepté que d'ouvrir un examen, pas d'acter une entrée dans le projet.

Vendredi, Trump a rejeté l'idée d'avoir brûlé les étapes. « Je n'ai pas tiré trop vite. Ils étaient là et ils étaient représentés », a-t-il dit, selon le Korea Herald. Le président Lee Jae Myung avait expliqué en septembre que la viabilité commerciale, y compris le partage des gains et des pertes, bloquait, et que Séoul voulait les mots « commercially reasonable » dans l'accord. Le ministre Kim Jung-kwan a dit que la Corée ne doit pas financer des projets hors critères commerciaux, tout en reconnaissant qu'un retrait a un coût.

Le développeur Glenfarne Group évalue l'Alaska LNG entre 44,5 et 54,5 milliards de dollars, écrit le Korea Herald, citant Reuters. Le schéma prévoit un gazoduc de 1 287 kilomètres du North Slope à Nikiski, plus traitement et liquéfaction. Le premier projet confirmé du paquet plus large est une centrale au gaz à Encinal, au Texas. Des réacteurs nucléaires ont été évoqués. Ce n'est pas une liste de chantiers bouclés.

Ce qui est établi

Aucune ordonnance américaine publiée ce week-end ne lance un compte à rebours de droits de 150 à 300 %. Il y a une menace présidentielle en campagne, dans un État industriel, et un désaccord avec Séoul sur la place de l'Alaska LNG dans un bargain de 350 milliards déjà échangé contre un allègement tarifaire.

Si une proclamation ou une loi nomme plus tard des taux, des dates et des lignes de produits, ce sera l'acte qui lie. Jusque-là, 300 % est un chiffre de gymnase, pas un droit à quai.

Sources: Korea Herald, 4 octobre 2026; Fox News, 3 octobre 2026; Journal-News / AP; Cour suprême, Learning Resources v. Trump, février 2026.