La Fed a voté à l'unanimité une hausse de 25 points de base, portant la cible du taux des fonds fédéraux à 3,75 % à 4,00 %. Un point de base vaut un centième de point de pourcentage : il s'agissait donc d'un quart de point. Reuters a rapporté une décision unanime.
Warsh a dit que l'inflation restait élevée et que la mesure favorisait un retour plus rapide vers l'objectif de 2 %. N'inventez pas une date précise pour la prochaine hausse. Les responsables ont inscrit une autre hausse cette année ; les marchés feront encore varier les probabilités d'une réunion à l'autre.
En clair : La Fed a relevé ses taux d'un quart de point à 3,75 % à 4,00 % le 16 septembre 2026. Tous les votants étaient d'accord. Warsh dit que l'inflation reste haute et que les conditions financières sont difficiles à qualifier de restrictives. Les prévisions des responsables impliquent une autre hausse d'ici fin 2026, avec le taux de long terme légèrement relevé à 3,2 %. L'activité paraît solide ; la dépense intérieure et l'investissement productif tiennent, selon le langage du communiqué.
État des faits : Vérifié le 27 septembre 2026. La décision du 16 septembre et le résumé des projections économiques (SEP) sont publiés. Les marchés peuvent réévaluer la prochaine réunion à tout moment. Cet article ne fixe pas de date calendaire pour la prochaine hausse.
Ce qu'a décidé la Fed
Le 16 septembre 2026, le Federal Open Market Committee a relevé la fourchette cible du taux des fonds fédéraux à 3,75 % à 4,00 %. Ce taux au jour le jour, auquel les banques se prêtent entre elles, est le principal outil de pilotage monétaire de la Fed.
Le communiqué a dit que l'activité économique progressait à un rythme solide. La dépense intérieure paraissait résistante. L'investissement productif a été qualifié de robuste. En clair : le comité voit encore une économie active, pas une économie qui s'effondre sous la hausse des taux.
Ce décor aide à comprendre pourquoi la Fed s'est sentie en mesure de remonter les taux. Si la dépense et l'investissement tiennent pendant que l'inflation reste haute, attendre peut sembler plus risqué que d'avancer encore d'un quart de point.
Ce que Warsh a mis en avant
Kevin Warsh a dit que l'inflation restait élevée. Selon lui, la hausse soutient un retour plus rapide vers l'objectif d'inflation de 2 % de la Fed. Deux pour cent, c'est la cible de longue date pour la hausse moyenne des prix.
Il a aussi dit que les conditions financières étaient difficiles à qualifier de restrictives. Ces conditions, c'est le mélange de taux, d'accès au crédit et de prix de marché qui façonne l'emprunt. Si ce mélange n'est pas vraiment « serré », la Fed peut estimer qu'il reste du travail même après cette hausse.
Pour les marchés qui scrutent chaque discours, le ton de Warsh compte autant que le chiffre du taux. La hausse elle-même était une action claire. Le message sur l'inflation maintient un autre mouvement sur la table.
Ce que disent les prévisions
Dans le résumé des projections économiques, souvent appelé SEP ou « diagramme en points » sur les marchés, les responsables voient le taux directeur dans une fourchette de 4,00 % à 4,25 % fin 2026. Cela implique une autre hausse cette année si la trajectoire médiane tient. La vue pour fin 2027 était inchangée. Le taux de long terme a été relevé à 3,2 %, contre 3,1 % auparavant.
Ces projections ne sont pas des promesses. Ce sont les estimations écrites de chaque responsable au moment de la réunion. Un chiffre d'inflation plus doux ou un ralentissement net pourrait les réécrire. Traitez « une autre hausse cette année » comme le chemin crayonné du comité, pas comme un rendez-vous verrouillé.
La petite hausse du taux de long terme, de 3,1 % à 3,2 %, est facile à manquer. Elle signale un « normal » un peu plus haut une fois la poussière retombée, pas un changement de régime spectaculaire à elle seule.
Ce qu'il ne faut pas surinterpréter
Un vote unanime montre l'accord pour l'instant. Il ne gèle pas les dissensions pour toujours. Le langage d'activité solide ne veut pas dire que chaque ménage se sent à l'aise. Il veut dire que la Fed voit assez de demande et d'investissement pour continuer à peser contre l'inflation.
Si un message viral annonce le jour exact de la prochaine hausse, passez votre chemin. La couverture Reuters fixe la base : une hausse faite, une autre crayonée avant la fin d'année, l'inflation encore le problème que Warsh nomme à voix haute.
Pour emprunteurs et épargnants, la conclusion pratique est simple. La fourchette au jour le jour est désormais 3,75 % à 4,00 %. Le président dit que les prix montent encore trop vite par rapport à l'objectif de 2 %. Les prévisions laissent de la place pour une hausse de plus en 2026, et les responsables ont relevé d'un dixième de point leur estimation du taux de long terme.
Sources : Reuters, 16 septembre 2026 ; Couverture Reuters du SEP, 16 septembre 2026.