En clair : Selon le tour de piste Americas d'investingLive, le WTI novembre a réglé 89,43 dollars (−1,84 % environ) et le Brent décembre 100,32 dollars (−1,89 % environ) le 5 octobre 2026. Les cours ont d'abord grimpé sur des titres saoudiens contradictoires, dont une revendication houthie d'une frappe Aramco à Riyad non confirmée par Riyad, puis ont reculé quand d'autres sources disaient les flux clés normaux. Nasdaq et Nasdaq 100 ont clôturé à des records le même jour ; le dollar s'est raffermi et les taux longs ont monté. L'emploi vendredi, plus mou, a calmé la peur d'une hausse Fed immédiate, tandis que les services ISM restaient en expansion avec des prix encore chauds. Un pétrole moins cher après un pic de titres ne rouvre pas Ormuz.
État des faits : Vérifié le 6 octobre 2026 d'après le wrap FX Americas d'investingLive pour la séance du 5 octobre 2026. Les règlements de futures, les confirmations saoudiennes et les bilans de flux du Golfe peuvent encore bouger. Les revendications houthis et les dégâts d'infrastructure non confirmés restent ouverts tant que Riyad ou Aramco ne tranchent pas.
Ce qui a été réglé lundi
D'après le wrap d'investingLive signé Greg Michalowski, le West Texas Intermediate de novembre, référence américaine du brut, a clôturé à 89,43 dollars le baril, soit −1,68 dollar ou environ 1,84 %. Le Brent de décembre, référence mondiale, a fini à 100,32 dollars, −1,93 dollar ou environ 1,89 %.
Ce sont des clôtures de contrats pour une séance, pas un communiqué d'État annonçant la fin du risque d'approvisionnement. Les traders continuent de pricer brutalement les titres moyen-orientaux ; lundi, le marché a surtout rendu une partie du sursaut une fois les annonces les plus bruyantes confrontées à des rapports de flux plus calmes.
Titres saoudiens, pas un bilan de dégâts arrêté
AMU a déjà traité la revendication houthie d'une frappe sur un site Aramco à Riyad et la libération coordonnée de stocks du G7. La bande du lundi digérait ce même risque de week-end, pas un nouveau bulletin de panne vérifié.
investingLive indique qu'une première dépêche AFP, selon laquelle le pompage sur l'oléoduc Est-Ouest saoudien aurait été stoppé après une attaque, a poussé les prix. Ces gains ont été repris après que des sources Bloomberg ont dit que l'oléoduc fonctionnait normalement. Par ailleurs, la revendication houthie d'un coup sur Aramco à Riyad restait sans confirmation saoudienne dans la fenêtre déjà suivie par AMU. Rien dans le wrap de clôture n'invente une confirmation de Riyad qui n'est pas arrivée.
Le même texte cite aussi la reprise des exportations du Golfe et la libération de réserves du G7 comme contrepoids à la menace permanente sur l'infrastructure énergétique. Des contrepoids calment une séance. Ils ne redessinent pas la carte de la guerre.
Records à Wall Street, dollar ferme, taux longs plus haut
Le pétrole n'était pas le seul mouvement. Le Nasdaq Composite a clôturé à 27 477,31, +1,05 %, un record. Le Nasdaq 100 a fini à 31 076,44, +0,87 %, également un record. Le S&P 500 a gagné 0,66 % et le Dow 0,18 %.
Le dollar s'est raffermi face à la plupart des grandes devises en fin de séance. Les taux longs ont monté alors que le rendement à deux ans s'est un peu détendu : le dix ans était donné à 5,3110 %, +3,40 points de base, et le trente ans à 5,6645 %, +3,45 points de base. Les actions ont encaissé la hausse pour une journée. Un dix ans au-dessus de 5,30 % pèse encore sur les valorisations et le coût du crédit.
Emploi plus mou, services encore en hausse, prix toujours chauds
Le rapport sur l'emploi de vendredi, plus faible, avait atténué la crainte d'un relèvement immédiat des taux par la Fed. Lundi, l'indice ISM des services pour septembre est sorti à 54,9, un léger raté face à 55,2 attendus, mais toujours au-dessus de 50 pour un 27e mois d'affilée : l'économie des services continuait de s'étendre.
L'indice des prix payés est monté à 74,0 contre 72,6, plus haut depuis juillet 2022. L'emploi est repassé en très légère expansion à 50,1. Pour les marchés, ce cocktail nourrit le récit « croissance avec moins d'urgence d'une nouvelle hausse », favorable aux actions, tout en rappelant à la Fed que la pression sur les coûts n'a pas disparu. Un pétrole plus bas peut aider l'inflation plus tard. Le mouvement des Treasuries lundi montre que ce n'était pas assez pour faire baisser les taux longs dans la journée.
Ce qui est établi
Les clôtures de lundi sont des chiffres nets pour une séance : WTI à 89,43 dollars et Brent à 100,32 dollars après un retournement poussé par les titres. La revendication houthie sur Aramco à Riyad reste une revendication sans confirmation saoudienne dans le dossier suivi par AMU. Les reports d'arrêt d'oléoduc ont été contestés dans la même séance. Le risque du Golfe, le risque maritime d'Ormuz et la guerre régionale plus large ne sont pas réglés par une baisse d'un jour.
Les posts qui transforment un baril moins cher en preuve que le détroit est ouvert, ou que la guerre est finie, confondent une clôture de futures et la géopolitique. Surveiller le prochain communiqué saoudien, une mise à jour Aramco et les données de flux du Golfe. D'ici là, la clôture de lundi est une digestion de titres contradictoires, pas un dividende de paix.
Sources : Wrap FX Americas investingLive, séance du 5 octobre 2026 (via SwingFish).